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Attaque de drone contre le bureau du Premier ministre du Kurdistan irakien : une opération fausse bannière

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le Premier ministre de la région du Kurdistan irakien, Masrour Barzani. ©AFP/Archives

Une source iranienne de haut rang a fermement rejeté toute implication de l’Iran dans l’attaque de drone contre le bureau du Premier ministre de la région du Kurdistan irakien dans le nord de l’Irak, qualifiant l’incident d’opération sous fausse bannière.

S’exprimant lundi sur la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen, la source a déclaré que l’incident survenu tôt lundi matin à Erbil était un exemple flagrant de ce type de mises en scène.

La source a insisté sur le fait que l’Iran n’avait aucun lien avec l’attaque et a souligné que les opérations militaires iraniennes sont toujours annoncées officiellement et publiquement.

« Quiconque respecte la souveraineté de l’Iran gagne le respect de l’Iran », a ajouté la source.

Lundi matin, deux drones chargés d’explosifs auraient ciblé le bureau du Premier ministre du Kurdistan irakien, Masrour Barzani, et la résidence du chef de l’Agence de sécurité et de renseignement de la région, dans le district de Pirmam à Erbil. Aucune victime n’a été signalée.

Le service antiterroriste du Kurdistan irakien a prétendu que les drones avaient été lancés depuis le territoire iranien, sans toutefois confirmer s’ils avaient atteint leurs cibles.

M. Barzani a condamné l’attaque, la qualifiant d’« irresponsable et inacceptable », dénonçant une escalade dangereuse et une menace directe pour la sécurité et la stabilité de la région.

L’Iran a déjà mené des frappes de représailles contre des bases de groupes séparatistes terroristes opérant dans la région du Kurdistan irakien, notamment dans les environs de Souleimaniye et d’Erbil.

Ces actions ont fait suite à des informations selon lesquelles les États-Unis et Israël cherchaient à armer et à mobiliser des milices kurdes contre l’Iran dans le cadre de la guerre d’agression en cours.

De multiples sources indiquent que la CIA s’efforce de fournir des armes à des groupes séparatistes kurdes basés dans le nord de l’Irak.

On est porté à croire que l’administration Trump a alors mené des discussions actives avec des séparatistes iraniens et des chefs de milices kurdes, leur offrant un soutien militaire, y compris une potentielle couverture aérienne, afin d’encourager des opérations visant à s’emparer de certaines parties de l’ouest de l’Iran.

Téhéran a constamment averti qu’il ne tolérerait aucune activité hostile lancée depuis le territoire irakien et a appelé à plusieurs reprises le gouvernement régional du Kurdistan irakien à désarmer et à expulser ces groupes.

L’Iran a souligné qu’il se réserve le droit de prendre les mesures défensives nécessaires pour protéger ses frontières et sa sécurité nationale.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV